04-05-2012 à 08:23:47
Firefox, avec ses 25-30% de part de marché des navigateurs, est un projet très vivant, et des entreprises ont souvent besoin de réaliser des extensions pour Firefox ou des applications basées sur Firefox. La technologie utilisée est donc XUL, XPCom, et cela peut aller jusqu'à des Firefox personnalisés qui nécessitent recompilation etc...
À Innophi, société que David Marteau et moi-même (Laurent Jouanneau) avons fondé il y a 2 ans, nous avons donc régulièrement des demandes de prestation pour des projets XUL. Cependant il nous arrive d'en refuser faute de disponibilités. Aussi, si vous proposez des prestations avec les technologies XUL, que vous soyez une société de service ou un développeur freelance, nous pourrions avoir des projets pour vous. Contactez-moi : laurent@innophi.com ;-)
Par Laurent Jouanneau sur News Xulfr
27-04-2012 à 11:41:39
LizMap est une solution complète de publication de cartes sur internet. Elle est basée sur le logiciel Quantum GIS (QGIS), un SIG bureautique, et son serveur cartographique QGIS Server.
LizMap est constituée de 2 élements complémentaires :
Le développement de LizMap a été en partie initié par la volonté de publier facilement les données des portails OpenData.
Lors de la publication par Paris de son projet OpenData, nous avons exploité chez 3Liz les données mises à disposition pour tester QGIS Server. Ce test s'est avéré concluant et nous en avons profité pour publier une première application de visualisation des données géographiques de l'OpenData de Paris, consultable sous ce lien : http://demo.3liz.fr/opendataparis
Nous avons ensuite cherché à nous faciliter le travail de publication de cartes sur internet basées sur des données OpenData. Nous avons donc souhaité développer LizMap .
Une première version de LizMap a été libérée et mise à disposition sur l'application de gestion de projet hébergée par le projet QGIS :
Ensuite, nous avons publié plusieurs applications web cartographiques basées sur des données OpenData à l'aide de LizMap :
Dans toutes ces applications, nous avons choisi d'utiliser des fonds de carte basés sur des données OSM (OpenStreetMap). Nous employons le rendu proposé par le projet OpenStreetMap et par la société MapQuest.
Il est ainsi possible de comparer les données OpenData et OSM.
Mais il est aussi possible d'utiliser les données OpenData pour mettre à jour les données OpenStreetMap grâce au Web Service OGC WMS et à JOSM, logiciel d'édition dédié à OSM.
Dans JOSM, il est possible de définir ses propres fonds images issus de services WMS. Cette opération se fait via la fenêtre de Préférences. Dans l'onglet "Paramètres d'imagerie", il est possible d'"ajouter un nouveau fournisseur" qui sera construit à partir d'un WMS. C'est ainsi que l'on peut utiliser :
ou qu'ont été ajouté :
Bien sûr l'utilisation des ces services est à coupler à une connaissance terrain afin de rester aussi précis que peut l'être OSM.
La publication prochaine d'une nouvelle version de QGIS apportera son lot d'évolutions pour QGIS Server et potentiellement pour LizMap.
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
20-04-2012 à 15:13:21
Cette année les Rencontres SIG La Lettre avaient lieu début avril du 3 au 5 et comme chaque année à l'ENSG. Le mercredi 4 avril fut consacré à l'OpenData, le matin, et au crowdsourcing, l'après-midi, ce fut donc la principale journée de rencontres et de discussion autour de l'OpenData et d'OpenStreetMap.
De plus l'organisation des Rencontres SIG La Lettre avait décidé de monter un stand OpenData, pour permettre au delà des présentations d'avoir un lieu de rencontre et de discussion autour de l'OpenData. Ce stand fut animé par des structures ayant exploité des sources de l'OpenData (Codega Studio, Mobigis, Handimap, 3Liz) mais aussi par les membres d'OpenStreetMap France.

Comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessus, le stand semblait plus consacré à OpenStreetMap qu'à l'OpenData, pourtant de nombreuses discussion autour de l'OpenData eurent lieu sur ce stand, et la photo a été prise le jeudi 5 avril.
Mais avant de parler d'OpenData, commençons par OpenStreetMap (OSM).
La première impression est que le projet est de plus en plus connu, ou plutôt que de plus en plus de personne en ont entendu parler, mais dans les fait peu connaissent vraiment le projet. OSM reste pour beaucoup un service cartographique à la Google Maps. D'où la surprise lorsque l'on présente des réalisations comme la carte de cyclabilité du centre de Lille ou la carte touristique de la ville d'Orange, mais aussi l'intérêt d'un service comme LizWatch ou OSMTransport.
Par contre ceux qui avaient eu le temps de se documenter sur OSM sont venu sur le stand pour obtenir des précisions sur les modèles de relation et les outils permettant d'exploiter les données OSM.
Enfin l'atelier, Master Class, OpenStreetMap intitulé Utilisation des données OSM dans un SIG a fait salle comble avec une majorité de personnes découvrant le projet.


Cette année fut donc un bon cru avec de nombreux contributeurs présents :
On a même pu voir passer et saluer partir-en-vtt.

Un bon cru aussi parce qu'OSM et OpenData font bon ménage.
Sinon au cours de ces rencontres de nombreuses questions ont été soulevées :
Les réponses ne sont pas toujours évidentes mais mérites d'être posées.
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
16-04-2012 à 09:02:44
Mandarine, Modulaweb et 3liz ont le plaisir de vous annoncer la mise en ligne dès aujourd'hui de Boussole nouvelle version, qui prend en compte le nouveau réseau TaM.
Le projet Boussole est porté par l'association Mandarine. Le réseau a été construit par 3liz, grâce aux données mises à jour par la communauté OpenStreetMap. Modulaweb a réalisé l'interface et affiné le calcul d'itinéraire. Le projet Boussole est soutenu, entre autres, par la Ville de Montpellier et Alter'Incub.
Boussole vous permet dès maintenant de calculer vos itinéraires sur le réseau TaM tels qu'ils seront possibles à compter du 7 avril 2012 avec la mise en route des lignes 3 et 4 du tramway et les modifications annoncées sur les lignes de bus (le calcul d'itinéraires ancienne version restera bien sûr accessible au moins jusqu'au 7 avril). Boussole vous permet également de choisir comme destinations les lieux (établissements sportifs, maison pour tous, écoles, etc.) fournis par la Ville de Montpellier dans le cadre de Montpellier Territoire Numérique, volet Open Data.
Les emplacements des nouveaux arrêts de bus et stations de tram ont été déterminés à la fois d'après les informations diffusées par TaM et grâce à des vérifications sur le terrain. Là où des incertitudes subsistent quant à certaines lignes de bus, nous avons mis en ligne le tracé et les emplacements les plus probables. Boussole sera mis à jour dès la semaine prochaine, quand nous pourrons examiner le réseau "en vrai".
Montpellier Agglomération nous donne rendez-vous vendredi 6 à 17h sur la place de la Comédie pour l'inauguration des lignes 3 et 4 de tramway. La fête se poursuivra ensuite au pied de la Tour de la Babotte, sur la nouvelle station Observatoire. Nous y serons !
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
03-04-2012 à 05:05:11
Demain à l'ENSG commence les Rencontres SIG La Lettre 2012. Aux cours de ces rencontres vous pourrez assister à des conférences sur :
Mais aussi à des Master Class :
Au cours de ces rencontres, nous interviendrons lors de la session sur l'ergonomie :
Nous animerons le Master Class OpenStreetMap :
Enfin lors de la session : les territoires sous observation], la ville d'Orange présentera l'utilisation des données OpenStreetMap par différents services dont le service du développement économique qui exploite LizWatch pour observer l'évolution du tissu économique du territoire.
Vous pourrez donc nous rencontrez dans les couloirs des rencontres mais aussi sur le stand OpenData pour lequel nous nous sommes engagé avec d'autres structures. Cela pourra être l'occasion de discuter :
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
13-03-2012 à 11:27:32
Traduction du billet de Frederik Ramm sur osm.gryph.de
OpenStreetMap est souvent perçu par les observateurs extérieurs comme la Némésis de Google. Ou peut-être, sans délire de grandeur, un compétiteur. Lorsque je dois présenter OpenStreetMap en un seul paragraphe, j'utilise très souvent l'expression "à la différence de, par exemple, Google Maps". Et il est probable que cette expression puisse faire croire aux OpenStreetMapers que google est l'ennemi.
Mais l'est-il-vraiment ?
Nous avons toujours eu de bon rapports avec Google. Ed Parsons, Spécialiste du géospatiale chez google, et Steve Coast se connaissent depuis un certain temps ; Steve a fondé OpenStreetMap après avoir été frustré par la politique de licence de l'agence national cartographique britannique, l'Ordnance Survey. A cette époque Ed était le directeur technique de l'Ordnance Survey, et devait fréquemment défendre le modèle économique de l'Ordnance Survey face aux nouveaux entrants tel que nous. (Certaines sources affirment qu'il était tout autant frustré que nous vis à vis de la politique de l'Ordnance Survey.) En 2006, Steve a d'ailleurs réalisé une interview d'Ed pour le blog OpenGeoData. En 2007, Ed (maintenant chez Google) a fait le discours d'ouverture du State Of The Map (SOTM) de Manchester, et il fut l'invité et le conférencier de nombreuses autres de nos conférences, il a d'ailleurs écrit suite au SOTM 2011 "Très bon week-end au State Of The Map, OpenStreetMap semble être un projet très mature maintenant".
Google a sponsorisé des SOTM, nous a octroyé des places chaque année de puis 2008 au sein de son programme Summer of Code, et Google a même participé à notre premier tour de table pour l'équipement serveur en 2009 en tant que plus gros donateur avec 5 000 £ - snas même que nous ayons eu besoin de lui demander.
Mais pas seulement, technologiquement, nous profitons du sillon tracé tous les jours par Google. C'est grâce à Google si nous pouvons utiliser OpenLayers pour créer une carte dynamique au sein d'une page Web que tout le monde peut instantanément consulter. La projection que nous utilisons tous pour couper les n?uds gordiens des SIG et faire du Web mapping pragmatique, c'est Google. Le format de données peu encombrant que nous utilisant de plus en plus pour nos données géographiques est basé sur le format Protocol Buffer (pbf) de Google. Et la liste est encore longue. Je ne pense pas qu'OpenStreetMap ait plus profité du support d'une autre société de façon directe ou indirecte que celui de Google. Personnellement, j'ai pus décrire facilement OpenStreetmap grâce aux comparaisons avec Google Maps : "C'est comme Google Maps, sauf que tout le monde peut le modifier, et que vous pouvez télécharger et ré-utiliser les données."
Il y eu quelques cas dans le passé d'intégration de données OpenStreetMap à Google Maps, qui ont généralement été résolus sans qu'il y ai trop de bruit grâce à une communication rapide et conviviale avec la direction, et pour ce que j'ai pus voir, ces problèmes provenait toujours de fournisseurs ou d'utilisateurs de MapMaker impatients. Inversement, depuis le début et encore maintenant des contributeurs à OpenStreetMap franchissent la ligne et créent de la données à partir de Google Maps, données que nous supprimons rapidement sans que, à ma connaissance, nous n'ayons jamais reçu de menaces des avocats de Google.
Je ne suis pas un infiltré de Google mais je pense qu'il est juste de dire que leur ordre du jour est d'aider, et de surveiller, la circulation de l'information sur internet, et ainsi récolter de nombreuses informations sur ce que les pré-Facebook appelle la "sphère privé" et ainsi vendre de la publicité. Google lit vos emails, non pas parce qu'ils sont dangereux, mais parce que vous avez choisi d'utiliser leur très bonne solution d'e-mail à laquelle vous avez accès gratuitement. Google lit même des documents internes à la Foundation OSM (OSMF) avant même que vous et moi n'y ayons accès (si c'est prévu) parce que l'OSMF utilise Google Docs. Je reconnais volontiers que je suis un peu effrayé de leur omniprésence et quasi-omniscience, mais cela n'en fait pas pour autant notre ennemi. Je suis sûr que Google aimerait distribuer les données OpenStreetMap et voir les gens les consommer, ce qu'il font déjà. Il semble que les termes de notre licence ne s'appliquaient pas à eu jusqu'à maintenant mais je ne peux pas guère les blâmer ; J'ai entendu dire, que d'autres grands acteurs ont des projets prêt à être lancé dès qu'OpenStreetMap aura changé de licence, car ils craignent l'actuelle CC-by-SA.
Nous avons approché Google à plusieurs reprises car nous aimerions utiliser leur imagerie aérienne, la couverture et de la qualité du service Google est souvent meilleure que ce que nous avons avec Bing, en vain. Leur ligne officielle est qu'ils n'ont pas de licence permettant d'obtenir des données à partir de cette imagerie, ce qui sonne un peu creux vis-à-vis des données issues de MapMaker - mais je suis prêt à leur donner le bénéfice du doute; qui peut dire quels sont les règlements obscurs qui ont été mis en place par les avocats en propriété intellectuelle. Leur imagerie "StreetView" nous serait également utile dans certains cas, et même si nous n'avons pas un OK franc et clair, nous avons pus utiliser dans certains cas particuliers ces images.
Nous n'essayons pas d'être "meilleur que Google Maps". Nous ne pourrons jamais l'être, nous manquons de conteneurs de matériels informatiques pour cela. Google a récemment fait les gros titres en indiquant qu'il allait faire payer son API cartographique pour les usages intensifs, déclenchant un léger mouvement switch2osm ; mais la vérité est que si vous voulez la qualité du service que vous obtenez à partir de Google, avec leur CDN, leur haute capacité de charge et leur redondance, à partir d'une configuration basée sur OpenStreetMap, vous ne pourrez pas l'obtenir pour moins chère. OpenStreetMap n'offrira jamais de service d'imagerie aérienne ou tout autre fonctionnalité considéré comme acquise par les utilisateurs de Google.
Ce qu'OpenStreetMap souhaite être, c'est une alternative aux données géographiques acquise par les gouvernement ou produite commercialement. C'est pourquoi nous sommes plus des concurrents de NavTeq ou TéléAltlas que de Google. Oui, Google est en train de produire ces propres données, mais seulement parce qu'ils ont souffert des mêmes règles qu'OpenStreetMap lorsqu'il a été lancé : l'abscence de données que l'ont peu acquérir pour un prix décent.
Deux de nos administrateurs de la Fondation OpenStreetMap, Steve Coast et Mikel Maron, ont dans le passé craché un peu de venin sur la direction générale de Google; il y eu des actes de vandalisme qui tous deux ont été reconnu par Google et pour lesquels il était complice ou tout du moins négligent, Mikel a alors utilisé son blog personnel pour fortement critiquer la stratégie de Google dans les pays en développement qu'il a perçu comme un affront au mouvement OpenData. Google a également récemment conclu un accord avec la Banque mondiale qui, si ils sont appliqués comme indiqué, irait à l'encontre de l'engagement de la Banque mondiale envers l'OpenData, ce qui entraina plus de critiques de Mikel et d'autres.
Google est une organisation comme toutes les autres organisations ; ils ne sont pas exemptés de la règle qui dit que si vous n'êtes pas vigilent, les dirigeants prêt à tout pour atteindre les sommets, quelque soit leur un agenda personnel ou la manière d'atteindre de tel ou tel objectif, choisiront toujours la manière permet de maximiser leur bonus, sans se soucier de ce qui est bon. Il est important que nous surveillons Google afin de lui des données des coup de coudes de temps en temps. Mais dans le grand schéma des chose, dans la grande enceinte du "les données produites par la foule dans un esprit de ruche à but mondiale et collective Contre les données cathédrales contrôlées par les gouvernements et le profit", Google est du même côté que nous. Plus encore, peut-être, que d'autres organisations qui rivalisent ingéniosité pour nous plaire.
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
12-03-2012 à 14:26:03
Depuis fin janvier 2012, la fondation OpenStreetMap est dans une démarche de promotion auprès des entreprises utilisant Google Maps, switch2osm. Cette démarche est principalement due au changement des règles financières de Google Maps, Google ayant décidé fin 2011 d'appliquer enfin le paiement de son service et l'apparition de publicités.
Depuis cette date mais aussi avant des sociétés sont passées à OpenStreetMap comme base de données géographiques pour leur fond cartographique :
Mais aussi :
Mais depuis Mercredi, et la présentation du nouvel iPad, il semblerait bien qu'Apple ait décidé d'utiliser les données OpenStreetMap en dehors des USA pour son application iPhoto. Serait ce le signe qu'OpenStreetMap est enfin crédible ?
Tout d'abord, il semble que l'aspect financier prime dans la prise de décision d'un changement. Mais, comme le montre certaines réactions aux changements 1 2 3 4 5 6 7 8, cela ne peut pas être suffisant.
Car OpenStreetMap ne propose pas le même service que Google Maps. Tout d'abord il n'y a pas d'imagerie aérienne. Ensuite la qualité des données est variable. Certaines zones sont très bien décrites voir mieux décrites que dans Google Maps, par contre d'autres sont des déserts, car la densité des contributeurs n'est pas homogène. Enfin la fondation OpenStreetMap ne garantit pas le service de tuile, il ne garantit que l'accès aux données. Cela signifie que tout changement pour un besoin important nécessite de s'appuyer sur une société tierce (CloudMade, MapBox, 3Liz, etc) ou de créer son propre système.
Par contre OpenStreetMap offre la possibilité de se réapproprier le service cartographique, de créer sa propre identité cartographique ; et toute entreprise qui rejoint le mouvement switch2osm démontre que Google Maps n'est pas la norme des services cartographiques.
Et donc Apple se serait appuyé sur les données d'OpenStreetMap pour créer son propre service cartographique mais cette utilisation n'est pas vraiment officielle car :
J'ai donc le même avis que la fondation OpenStreetMap car cela augmente la visibilité du projet, d'ailleurs le nombre de contributeurs a fortement augmenté depuis, mais tant qu'Apple n'aura pas fait de déclaration officielle ni qu'aucune ATTRIBUTION ne figurera dans iPhoto, je resterais sceptique.
Il n'y a qu'une chose qui me réjouit pour le moment de ce nouveau service cartographique, c'est que Google Maps ne soit plus la norme, si il l'a un jour été. Cela nous permet chez 3Liz d'être plus confiants dans la présentation d'OpenStreetMap et dans la possibilité de proposer des services cartographiques dédiés avec une identité cartographique unique pour le client.
Pour en savoir plus :
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
10-03-2012 à 19:58:10
LizMap est une solution complète de publication de cartes sur internet. Elle est basée sur le logiciel Quantum GIS (QGIS), et son serveur cartographique QGIS Server.
LizMap est constituée de 2 élements complémentaires :
Cette première version de LizMap, disponible sur le hub QGIS, a été réalisée avec le soutien :

Nous avons conçu LizMap pour faciliter le travail de l'utilisateur. Nous pensons qu'il doit pouvoir se concentrer sur son métier, la représentation de données spatiales, et non devenir un programmeur avancé.
Tout le travail de construction, de configuration de la carte et de sémiologie se fait directement dans QGIS. L'utilisateur n'a pas de fichier de configuration à éditer, il utilise l'interface conviviale du plugin LizMap pour modifier les options générales de la carte et celles liées aux couches. Une fois son projet enregistré sous QGIS, il suffit de synchroniser de manière automatique les données entre le poste de travail et le serveur.
Le client web LizMap prend alors le relais pour construire automatiquement une carte identique à celle du projet QGIS. L'organisation des couches d'information et l'apparence sur l'interface web sont identiques à ceux du projet QGIS. Il est ainsi aisé pour un administrateur sans connaissances techniques liées au Web, de construire et de faire évoluer plusieurs cartes thématiques de manière visuelle via QGIS, depuis son ordinateur, avec un retour visuel immédiat de l'impact de ses choix.

Une interface Web basée sur du HTML/CSS/Javascript
Au lieu de concevoir l'interface Web seulement en JavaScript comme le propose certains frameworks, nous avons choisi de nous appuyer sur une base HTML, mise en forme avec du CSS et améliorer par du JavaScript. L'apparence de l'interface Web peut ainsi être facilement modifiée par les développeurs ou designers Web (couleurs, positionnement des fenêtres,etc.).
Des cartes interactives riches
Carte plein écran, arbre des couches avec légende intégrée, popup affichant les données des objets cartographiques, carte miniature de localisation, outils de navigation (zoom, déplacements, etc.).
Seuils de visibilité
Si une couche ou un groupe de couches a été défini comme invisible à une échelle donnée, il apparaîtra inactif et grisé (il est également possible de les masquer en modifiant la CSS).
Intitulés des couches
Dans le plugin LizMap à l'aide du champ "titre", il est aisé de donner un nom intelligible aux couches de la carte interactive et, parallèlement, de conserver le nom original de la couche dans le projet QGIS. Par exemple, une couche appelée "xy_arbre22" peut-être visualisée en ligne sous la dénomination "Arbres remarquables".
Regroupement de couches
Il est possible de définir l'affichage d'un groupe de couches sous QGIS comme couche unique dans l'application Web LizMap.
Définition des échelles de la carte
Il est possible de spécifier les échelles accessibles à l'utilisateur de la carte web (via une liste d'échelle définie ou une résolution minimum et maximum).
Mode aperçu de la carte
Si un projet local comporte un groupe de couches "Overview", celles-ci seront affichées sous forme d'une carte miniature nommée "aperçu" pour permettre à l'utilisateur de situer sa vue.
Fonds de plan optionnels
Si l'utilisateur ne dispose pas de fonds référentiels pour ses données, il lui est possible d'utiliser un ou plusieurs fonds Google ou OpenStreetMap.
Application multi-projets et multi-dépôts
Une seule application Web LizMap peut utiliser plusieurs projets conservés dans de multiples dossiers sur le serveur. Ceci doit-être défini lors de la configuration de l'application.
Synchronisation des données via FTP
Le plugin LizMap permet d'envoyer facilement tous les fichiers du projet sur le serveur (projet, données, configuration). Il utilise une synchronisation en mode "miroir", ce qui permet de n'envoyer que les fichiers qui ont été modifiés, afin d'économiser des ressources et du temps de transfert.
Utilisation possible de serveur de cache (Mapcache, Tilecache)
LizMap peut utiliser en option des couches de données qui auraient été mises en cache. Le plugin permet de préciser quelles couches sont mises en cache.

LizMap est utilisée par le PNR des Ballons des Vosges, afin de publier une version Web de la charte graphique de la carte du Parc. Cette version a été adaptée et mis en forme en fonction des demandes du PNR. La mise en ?uvre de la publication a été réalisée en partenariat avec Alisé Géomatique qui, par ailleurs, exploite en interne LizMap, pour soumettre certains de ses résultats cartographiques.

Vous pouvez aussi consulter nos démonstrateurs :
Nous devrions d'ailleurs publier toutes nos réalisations autour de l'OpenData à l'aide de LizMap.
Le projet LizMap ne fait que commencer et nous avons quelques évolutions en tête que nous souhaiterions réaliser. Par exemple, l'implémentation du WFS dans QGIS Server, et du WFS-T fait partie de ce plan d'amélioration. Donc nous souhaiterions :
Pour le moment aucun planning précis n'est défini, mais si certaines évolutions vous intéressent, nous pouvons en étudier un.
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
06-03-2012 à 11:13:57
Il y a un peu plus d'un an, un nouveau serveur cartographique a été publié par la communauté QGIS : QGIS Server. Le principe de ce serveur cartographique est d'exploiter le moteur de rendu de QGIS, de configurer son service à partir d'un projet QGIS et d'implémenter la dernière norme Web Map Service (WMS) de l'Open Geospatial Consortium (OGC) : la version 1.3.0. On peut donc facilement créer des services WMS à partir de QGIS.
Le projet QGIS propose aussi une interface cliente Web, le QGIS Web Client, développée à partir du framework Javascript GeoExt. Chez 3Liz nous avons décidé de développer notre propre solution avec un système de configuration complémentaire, LizMap. Elle est basée sur Jelix/HTML/Jquery/CSS.
Pour aller plus loin dans la création de cartes dynamiques sur le Web, nous avons décidé de développer l'implémentation de la norme Web Feature Service (WFS) version 1.0.0 de l'OGC dans QGIS Server. Cette norme décrit la façon d'accéder aux données vectorielles au travers du Web via le format GML2. Elle offre donc la possibilité de créer plus d'interaction avec l'utilisateur au sein d'une interface Web.
Nous avons ajouté le service WFS à QGIS Server, dont voici les différentes requêtes possibles via le paramètre REQUEST :
La requête GetFeature permet de filtrer les objets vectorielles à l'aide des paramètres suivants :
Ces paramètres sont exclusifs, c'est à dire qu'il n'est possible d'en utiliser qu'un seul à la fois.
Enfin, il est possible de préciser la requête GetFeature à l'aide des paramètres suivants :
L'ensemble de ces ajouts sont disponibles au travers de 2 patchs :
Ces patchs ont été testés avec de nombreuses sources de données vectorielles, c'est à dire de nombreux types de géométries, à l'aide du plugin WFS de QGIS et d'OpenLayers pour le GeoJSON et le GML2; et ils ont été proposés à la communauté de développeurs de Qgis pour intégration, et sont en attente de validation : http://hub.qgis.org/issues/5094.
Nous prévoyons de continuer le développement afin de permettre l'édition de données via la norme Transactionnelle du WFS, WFS-T. Pour le moment aucun planning n'a été défini, mais si cette évolution vous intéresse, nous pouvons en étudier un.
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
02-03-2012 à 16:07:03
OpenStreetMap (OSM) est une base de données en constante évolution, où chacun est invité à contribuer en ajoutant, modifiant ou supprimant des objets géographiques. Si certaines données sont visibles sur une carte, d' autres modifications sont plus difficiles à voir. En effet, les cartes produites par les moteurs de rendu proviennent d'un choix de représentation des données OSM. Comme il n'est pas possible de tout représenter sur une carte, au risque de la rendre illisible, certains objets et la plupart des "tags" ne sont pas visibles sur les cartes. En outre, s'il reste possible de surveiller manuellement les modifications réalisées dans une zone déterminée, via des outils dédiés, aucun outil open-source ne nous a paru suffisamment simple et intuitif pour aider les utilisateurs dans ce suivi.
C'est pourquoi nous avons créé LizWatch, une interface cartographique en ligne qui permet de consulter les changements effectués entre deux dates, en partenariat avec la ville d'Orange. Elle a soutenu une partie du développement de cet outil car il correspondait à leur besoin de suivi de l'activité économique via OpenStreetMap. Le démonstrateur LizWatch-Ville d'Orange permet de visualiser en temps réel l'évolution des données OSM sur la commune d'Orange.
Via un formulaire, il est possible de filtrer les modifications OpenStreetMap que l'utilisateur souhaite voir sur la carte :
La carte affiche dynamiquement les objets OpenStreetMap qui répondent aux critères de recherche. En vert, les objets ajoutés pendant la période, en orange les objets modifiés et en rouge les objets supprimés. Via la légende en bas à droite, on peut masquer/afficher les nodes (les points) et de Ways (les lignes ou les polygones)
Pour les points, nous avons activé le mode "cluster", c'est-à-dire que les points proches ne sont pas affichés séparément, mais représentés par un cercle dont la taille dépend du nombre de points (le nombre de points est affichés dans le cercle). Il est possible de désactiver ou de réactiver ce mode en cliquant sur le bouton placé à droite de "N?uds" dans la légende en bas à droite.
En cliquant sur un des objets sur la carte, on peut ouvrir une fenêtre « popup » qui montre le détail de l'objet OpenStreetMap. Cette fenêtre contient des liens vers le détail du contributeur, de l'objet et du groupe de modifications. Si on est en mode "cluster", un clic sur un cercle affiche dans la « popup » les informations sur les 10 premiers points du cercle.
Il faut fermer la popup pour pouvoir faire des modifications dans le formulaire de recherche.
Il est possible de conserver les critères de recherche pour une consultation ultérieure en cliquant sur le lien "permalink" à côté du bouton "Filtrer". Cela rafraichit la page avec une adresse contenant les paramètres de la recherche. Vous pouvez enregistrer cette adresse dans vos favoris pour y revenir plus tard.
Cet outil graphique permet de trouver facilement les modifications effectuées selon de multiples critères. Chez 3Liz, nous pensons que LizWatch peut être utile pour aider toutes les personnes ou organismes qui souhaitent utiliser OpenStreetMap tout en contrôlant les modifications faites par les contributeurs.
Des améliorations vont venir prochainement, comme la possibilité de faire des exports au format CSV, de recevoir périodiquement un email de suivi des modifications suivant des critères prédéfinis.
Le code source complet de l'application va être libéré, pour permettre à chacun d'installer une version de LizWatch pour sa zone géographique sur son propre serveur. En effet, nous ne pouvons pas proposer cette application à l'échelle de la France, car le volume de données est trop important.
Nous espérons que LizWatch sera une brique utile pour la Communauté OpenStreetMap, et remercions encore la Ville d'Orange, et spécialement Jean-Louis Zimmermann et Tony Emery, pour leur confiance et leur retour utilisateur.
Pour tester la version de LizWatch mise en place pour la commune d'Orange, vous pouvez vous rendre ici :
http://178.32.101.237/lizwatch/index.php/view/map
login = lizwatch
mot de passe = osm
Et un petit exemple de recherche :
Tous les objets OSM avec une source qui contient le mot cadastre édités par Jean-Louis Zimmerman depuis le 1er novembre
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
13-12-2011 à 08:51:37
Le Conservatoire Botanique National de Mascarin (île de la Réunion) vient d'ouvrir l'accès grand public à l'application Mascarine Cadetiana II
Mascarine Cadetiana II (MCII) est un produit du système d?information Mascarine. Il s?agit d?une application web à forte composante cartographique dans le but d?interroger, d?exploiter et de restituer de l?information sur le thème de la flore et des habitats de la Réunion. Il permet notamment la saisie de l?information floristique.
Cette application a été développée par 3Liz et Alisé Géomatique au cours de l'année 2010. La prise en main a été réalisée au cours de l'année 2011, et l'ouverture de l'application au grand public à la fin de cette année. Une brève avait été publiée dans SIG-La-Lettre en janvier 2011 : Le CBNM observe la biodiversité réunionnaise.

Lorsque vous accédez à l'application vous arrivez sur la carte avec les fenêtres légende et localisation visibles. La carte occupe l'intégralité de la page, les différents éléments étant affichés par dessus la carte. L'application grand public se compose de 3 modules :
Le module Flore vous permet de faire une recherche dans l'index de la flore vasculaire de la Réunion et d'accéder aux fiches des taxons.

Le module Observation vous permet de consulter les observations qui ont été réalisées. Les résultats de vos recherches sont affichés sur la carte. Le nombre d'observations est représenté par maille.

Le module Habitat vous permet de consulter la localisation et de nombreuses informations sur les habitats de l'île de la Réunion. Les informations complémentaires sont des diagnostics écologiques, structuraux et floristiques, des photographies et la flore compagne de l'habitat. Sur la carte sont représentés des lieux caractéristiques de l'habitat.

L'ensemble de ces 3 modules sont liés :

Une autre recherche intéressante peut être réalisée avec le nom vernaculaire : Tamarin.

Dans le module Voir les observations, une fois les observations affichées sur la carte, il est possible via l'onglet Géométrie d'exporter les résultats de la recherche sous plusieurs formats : export dans les formats SIG GeoJSON et Mapinfo, export d'une carte au format PDF, export au format CSV.
L'application MCII est aussi dédiée à la collecte et au renseignement d'informations sur les observations de terrain par les professionnels et amateurs avertis. Les personnes autorisées ont la possibilité d'importer des traces GPS via l'application Web, de modifier en ligne ces trajets, et de créer et renseigner toutes les informations utiles associées à l'observation (taxons, habitat, auteurs, etc.). Le CBNM peut alors valider ces observations qui deviennent visibles.
Enfin, un système complet de profils utilisateurs a été mis en place, pour répondre aux exigences de confidentialité des données sensibles (position des taxons endémiques rares par exemple). Les personnes qui appartiennent aux profils les plus hauts ont accès à des fonctionnalités poussées : import GPS, édition des géométries, visualisation des observations unitaires (et non des données maillées), ajout d'observations via des formulaires, accès aux fonds orthophotographiques et aux scans 100 et 25 de l'IGN, accès aux petites échelles (jusqu'au 5 000ème).
Par René-Luc D'Hont sur ReLucBlog
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